
ENTRE GRATITUDE ET ESPÉRANCE : UNE PAGE SE TOURNE, UNE AUTRE S’ÉCRIT
Sous le ciel de Kinshasa, l’esplanade du nouveau bâtiment de la Faculté d’Économie et Développement fut le théâtre d’un instant rare, où se mêlèrent l’émotion, la gratitude et cette fraternité qui fait l’âme des grandes communautés.
À l’appel du Conseil académique, la famille universitaire s’est rassemblée pour saluer deux figures qui ont marqué leur temps : Le Professeur Abbé Léonard SANTEDI, et la Révérende Sœur Cécile AAmba, l’un tenant la barre du rectorat, l’autre veillant sur les finances avec une discrète efficacité.
Au-delà des discours, c’est la reconnaissance sincère d’une maison qui a su reconnaître en eux bien plus que des administrateurs : des serviteurs disponibles, proches, présents.
Les mots du Professeur Abbé Léonard SANTEDI, Recteur de l’Université Catholique du Congo , prononcés avec une humilité rare, résonnent encore. Il a parlé de ces années vécues « entre frères », comme d’un don qui a donné tout son sens à sa mission. Et, en un ultime vœu, il a conjuré son successeur de faire en sorte que l’UCC demeure, toujours, lumen super flumen — lumière sur le fleuve.
La révérende Sœur Cécile AAMBA, Secrétaire aux Finances et Projets, elle, a touché nos cœurs par sa simplicité. Sans le titre de Docteur, elle confiait s’être toujours sentie accueillie, estimée, pleinement intégrée, jusqu’à oser, pour égayer les séances académiques, dresser la liste des plus bavards. Un geste léger, une humanité profonde. Des mots modestes, mais qui en disaient long sur la dignité de chaque place, pour peu qu’elle soit vécue avec foi.
À eux deux, nous disons merci. Pour leur engagement sans faille, leur dévouement, et tout ce qu’ils ont semé en ces murs. Que l’étape qui s’ouvre soit paisible, féconde, et remplie de bénédictions.

Et voici que se lève le Professeur Abbé François BATUAFE, nouveau Recteur de l’Université Catholique du Congo, que nous accueillons avec confiance et espérance. Puisse le Seigneur l’éclairer, le fortifier, lui donner la sagesse des justes et la ténacité des bâtisseurs, pour conduire l’UCC vers des lendemains plus hauts.
À tous ceux qui ont fait de cette cérémonie un moment de grâce, notre reconnaissance. Qu’elle reste gravée comme le signe d’une université qui sait honorer ses fidèles serviteurs et tendre la main à ceux qui prennent la relève.
